La Convention alpine dont la Principauté de Monaco fait partie depuis 1994 fête, cette année, ses 25 ans. La culture des Alpes sera particulièrement à l’honneur, lundi 5 décembre lors de la présentation d’un panorama sur la littérature des guides de montagne, à la Médiathèque Louis Notari.
Conservation de la nature
L’intérêt de Monaco pour la conservation des régions de montagne a débuté bien avant la Convention alpine : déjà au temps du Prince Albert Ier, au début du XXe siècle, des projets de conservation ont été élaborés. Sous l’impulsion de ce Prince avait été envisagée la création d’un Parc naturel transfrontalier dans les Pyrénées, et le développement du thermalisme et du tourisme dans les Alpes, dans le respect des sites et de l’environnement. La Principauté participe activement à l’échange d’expériences et de bonnes pratiques entre les huit pays et au développement d’initiatives communes. Monaco a accueilli en 2008 une réunion de l’organe exécutif de la Convention alpine, le Comité permanent. Au travers de nombreux partenariats, la Principauté s’est associée à la réintroduction du gypaète barbu, à la mise en œuvre de la Via Alpina et au reboisement de zones transfrontalières en coopération avec la France. Monaco est engagée au sein de la plate- forme de la Convention alpine sur la connectivité écologique et apporte un soutien important à l’association ALPARC qui rassemble les espaces protégés de toutes catégories situés dans l’arc alpin.
Lutte contre la fonte des glaciers des Alpes
La Principauté a contribué à la réalisation d’un inventaire biologique de grande envergure concernant le Parc national du Mercantour et le Parco naturale Alpi Marittime. Sur la base de cet état des lieux, des choix stratégiques et des modalités de gestion ont été définis. L’inventaire constitue également un bon indicateur des changements globaux survenus ou à survenir. La Convention Alpine s’engage résolument dans la lutte contre le changement climatique. La fonte des glaciers des Alpes a alerté le monde scientifique sur la réalité de ces changements. Le réchauffement est deux fois plus important dans les Alpes que dans le reste de l’hémisphère nord et du fait de la topographie, le massif est aussi plus exposé aux catastrophes naturelles qui risquent d’en résulter. L’atténuation du changement climatique et l’adaptation sont de ce fait au premier plan des objectifs affirmés par les ministres et hauts représentants des huit pays lors de la XIVe Conférence alpine en octobre dernier. À sa mesure la Principauté de Monaco y contribuera avec l’objectif de réduire de 50 % ses émissions de gaz à effet de serre dès 2030.
Pour plus d’informations : www.alpconv.org
©Direction de la Communication/Charly Gallo